
Son nom est connue, et souvent le plus nommé comme exemple d'athlète à suivre par les jeunes nageurs canadiens. Durant les derniers mois, j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs nageurs qui m'ont parlé d'elle sur le bord des piscines avec un mélange de fascination et d'émerveillement, souvent comme si ce qu'elle accomplissait était impossible. Ce ne l'est pas. Annamay est une battante. Il faut la voir pour le découvrir.
Toute petite et mince, son regard cache cette détermination d'une gagnante qui en veut toujours plus. À chaque fois, qu'elle parle, on peut sentir qu'elle veut s'améliorer. Mais on sent aussi que malgré qu'elle soit au sommet, elle ne sous-estime pas ses adversaires. Et voilà, en demi-finale, à Rome, elle a abaissé le record du monde du 200m brasse en 2:20,12 minutes. Ce record qui lui avait échappé de peu au Parc Jean-Drapeau durant les essais. La battante à gagné sont pari. Je me souviens de sa déception lors des essais. De son sourire qui restait présent, mais que malgré son bon temps et sa qualification, elle sentait que ce record lui appartenait. Et si c'était cela la clé? Sentir que le record, la victoire nous appartient?
Je ne me suis pas rendue à son niveau en natation. Loin de là. Mais je me souviens que selon moi, à l'époque tout était possible. C'est ce désir qui fait que l'on gagne, ce désir de rendre les rêves, l'espoir une réalité. Annamay a réussi aujourd'hui à abattre un record du monde. Mais est-ce son rêve? Ou caresse-t-elle de faire tomber d'autres chrono?
Récente entrevue avec Annamay Pierse